Matériau — Or
L'or jaune, blanc ou rose est un métal mou et un excellent conducteur thermique — deux propriétés qui rendent la gravure classique risquée. Le laser femtoseconde est aujourd'hui le seul procédé capable de le graver sans le faire fondre ni ternir son éclat.
L'or est l'un des métaux les plus difficiles à graver proprement. Mou (2,5 à 3 sur l'échelle de Mohs) et très conducteur de la chaleur, il se déforme sous la pointe d'un burin et fond localement sous un laser classique à impulsion longue. Le femtoseconde contourne les deux problèmes à la fois.
La conductivité thermique de l'or (environ 317 W/m·K, l'une des plus élevées de tous les métaux) signifie qu'un apport de chaleur, même bref, se diffuse instantanément dans toute la pièce. Sur un laser à impulsion nanoseconde, cette diffusion crée une zone affectée thermiquement autour du trait : le métal en surface perd son poli miroir et peut légèrement se ternir. Les impulsions du femtoseconde, elles, durent moins de 300 femtosecondes (10⁻¹⁵ s) — trop courtes pour que la chaleur ait le temps de se propager. La matière est arrachée par ablation directe, pas par fusion.
Le résultat est un trait net à bords francs, visible en surbrillance sous la lumière sans halo de brûlure ni bavure. Sur or poli, le contraste entre le poli conservé et le marquage mat est immédiat ; sur or brossé ou satiné, le trait reste fidèle au grain d'origine tout autour de la gravure.
Or jaune, blanc (allié au palladium ou au nickel) et rose (allié au cuivre) n'ont pas exactement la même réponse au laser : la proportion de métaux d'alliage modifie légèrement la conductivité et la réflectivité de surface. Nous ajustons puissance, fréquence et vitesse de balayage pour chaque titrage — 375, 585 ou 750 millièmes — avant toute gravure définitive, sur un échantillon si nécessaire.
Questions Fréquentes
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